L'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage a remis à Jean-Louis Borloo son rapport sur la première phase de sa mission sur la "gouvernance écologique".
La présidente du mouvement écologiste Cap21 a formulé 88 propositions, parmi lesquelles figurent un renforcement des règles de l'expertise, la clarification des responsabilités en cas de pollution, ainsi qu'une amélioration de l'information environnemental.
Par ailleurs, le rapport prévoit également de créer un délit de rétention d'informations pour sanctionner ceux qui cachent des informations ayant des incidences sur la santé et l'environnement.
Une vérité qui dérange
Une vérité qui dérange (An Inconvenient Truth, titre en anglais) est un film documentaire américain traitant du changement climatique, spécialement du réchauffement planétaire, réalisé par Davis Guggenheim. Al Gore, ancien vice-président des États-Unis d'Amérique et nouveau prix Nobel de la paix 2007, y tient le premier rôle.
Synopsis
L'ancien vice-président Al Gore se consacre à ce qu'il considère comme le but de sa vie après l'échec de l'élection présidentielle de 2000. Il s'implique lui-même dans la lutte contre le réchauffement climatique. Dans la continuité d'une présentation exposée à travers le monde dans sa tournée surnommée « the slide show », Gore met en lumière la quasi-unanimité des scientifiques s'accordant sur le réchauffement global de la Terre, débat sur la politique et l'économie du réchauffement global, et décrit les conséquences graves que le changement du climat produira si la quantité de production humaine de gaz à effet de serre n'est pas significativement réduite dans un futur très proche.
Le film présente beaucoup d'aspects catastrophistes, comme le risque de l'effondrement d'un inlandsis majeur, un glacier très étendu au Groenland ou en Antarctique, dont l'un ou l'autre pourrait élever les niveaux de mer globaux d'approximativement 6 mètres, provoquant l'inondation des secteurs côtiers et créant une centaine de millions de "réfugiés climatiques", les écoréfugiés. La fonte des eaux du Groenland pourrait stopper le courant du Gulf Stream et rapidement déclencher un refroidissement local dramatique en Europe nordique (en dépit du réchauffement climatique global). Le documentaire se conclut en indiquant que si les mesures appropriées sont prises rapidement, les effets du réchauffement peuvent être inversés avec succès en libérant moins de dioxyde de carbone et en cultivant plus de plantes et d'arbres. Enfin Gore invite tous les spectateurs à apprendre comment ils peuvent aider et à se mobiliser dans cette initiative.
Dans le but de montrer le phénomène de réchauffement climatique, le film présente la température annuelle et les niveaux de CO2 pendant les 650 000 dernières années déterminés par les analyses des carottes de glace prélevées en Antarctique. Une analogie à l'ouragan Katrina est utilisé pour leur rappeler que les vagues de 9 à 14 mètres ont détruit presque un million de maisons côtières du Mississippi, de la Louisiane, de l'Alabama et de la Floride.
Les aspects de controverse liés à l'attribution des causes du réchauffement climatique y sont présentés comme une manipulation provenant d'un groupe limité de personnes, cherchant à entretenir le doute par une dissonance entre les médias de presse spécialisée et les médias grand public.
Al Gore est présenté dans ce documentaire, ainsi que les étapes majeures ayant mené à son engagement en politique. Il y règle de plus ses comptes avec ses adversaires, pointant de manière précise du doigt les personnes qui participent à la désinformation en ce domaine.
<<== Site officiel ==>>
Réponse politique
* Le président Bush, interrogé pour savoir s'il allait regarder le film, a répondu : « Ça m'étonnerait ». Il a plus tard déclaré que « nous devons rester sceptiques quant au fait que les gaz à effet de serre sont causés par l'humanité ou de causes naturelles » . Gore réplique que « la communauté scientifique du monde entier s'accorde sur le fait que les êtres humains sont responsables du réchauffement planétaire et aujourd'hui encore il (Bush) a exprimé des doutes personnels sur la véracité de ces faits » .
* En août 2006, le journal Wall Street Journal, a révélé qu'une vidéo de YouTube tourne en dérision Gore et le film , intitulé " Al Gore's Penguin Army ", "l'armée de manchots d'Al Gore", semblent être une propagande politique, "astroturfing" par DCI Group, un lobby et firme de relations publiques Américaines, "a Washington PR firm " qui a des liens avec ExxonMobil aussi bien que le parti républicain.
* En septembre 2006, Gore a voyagé à Sydney, Australie pour promouvoir le film. Le premier ministre australien, John Howard expliqua qu'il ne veut pas rencontrer Gore ou s'accorder sur le protocole de Kyoto à cause du film : « Je ne prends pas de conseils politiques d'un film », « I don't take policy advice from films ». Le leader de l'opposition Kim Beazley joignit Gore pour voir le film et d'autres personnalités politiques assistèrent à une séance spéciale de visionnage à la Parliament House, lieu de rassemblement du parlement à Canberra, plus tôt dans la semaine.
* En 2007, un directeur d'école, Stewart Dim-mock, a porté plainte contre le gouvernement anglais qui avait annoncé son intention de diffuser le film dans les écoles en l'accusant de faire du « lavage de cerveau ». En octobre 2007, un juge anglais a décrété que pour pouvoir diffuser ce film le Gouvernement anglais devait modifier le guide de diffusion aux enseignants (Guidance Notes to Teachers) pour mettre en évidence que :
1. le film est une œuvre politique qui ne montre qu'un seul point de vue
2. si les enseignants présentent le film sans le signaler clairement, ils peuvent se trouver en violation de la section 406 de l'"Education Act 1996" et coupables d'endoctrinement politique.
3. Onze inexactitudes doivent être en particulier portées à l'attention des enfants des écoles.
Voir article
Article : "Le transhumanisme : à quand la fin du monde ?"
[...]
Ce futur de l'humanité, comment le voyez-vous ?
A court terme, on va simplement assister à "plus de la même chose ". C'est à plus longue échéance que les évènements risquent d'évoluer radicalement. Il existe un ensemble de scénarios, allant du plus pessismiste, qui implique l'exctinction complète de l'humanité, à des perspectives beaucoup plus positives, notamment grâce à l'amélioration de l'être humain. Il est difficile à l'heure actuelle, de déterminer vers lequel de ces futurs nous nous dirigeons et en combien de temps.
[...]
Vous n'êtes pas un optimiste inconditionnel ?
Non. Nos chances de disparaître sont bien réelles. L'"astronome royal" et professeur d'astrophysique et de cosmologie à Cambridge, sir Martin Rees, va jusqu'à penser que l'humanité a environ 50% de chances de disparaître dans les prochaines années. Le philosophe John Leslie, lui, donne une probabilité de 30%. Pour ma part, je dirais que notre exctinction a une probabilité d'environ 20%, voire moins, lors du prochain siècle.
Je divise les risques existentiels en quatre catégories. La première, celle des bangs : une mort rapide et spectaculaire, Terre qui explose, holocauste nucléaire, accident nanotechnologique, ou encore horreurs plus exotiques, comme les accidents (heureusement improbables) au sein d'un accélérateur de particules, qui auraient pour résultat de transformer notre planète en trou noir, voire de détruire l'Univers entier. Ensuite vient le crunch : l'humanité survit mais reste définitivement bloquée à un certain niveau, par exemple ramenée à l'état sauvage. La cause peut en être une catastrophe écologique entraînant un épuisement total des ressources. Il y a aussi les shrieks ("hurlements" ) : ce troisième scénario voit l'humanité se transformer mais d'une façon qu'on peut difficilement considérer comme souhaitable.
[...]
Pourquoi ne prenez-vous en compte que ces risques ?
Parce que bon nombre de risques n'entrent pas dans la catégorie "existentiels". La pollution, les guerres, la famine ou les nouvelles maladies ont plus de chances de faire retomber l'humanité au Moyen Age (avec la possibilité de remonter la pente dans quelques siècles) que d'interrompre définitivement son développement.
Voir : Le scientifique Isaac Newton avait calculé le date de l'Apocalypse et la prédisait pour 2060 !

