Diaryatou Bah est née en 1985 en Guinée.
Son père a quatre épouses et trente-deux enfants. Diaryatou est confiée à sa grand-mère qui l'élève dans un petit village.
A l'âge de 8 ans, comme le veut la coutume, elle est exisée.
Son père l'a marie par procuration alors qu'elle n'a que quatorze ans. Son mari prétend travailler pour l'Union européenne en Hollande.
Munie de faux papiers, elle débarque en Hollande. Son mari se révèle au grand jour. Il est en réalité marabout et à des tendances sexuelles violentes qui a déjà une autre femme.
Elle perd son premier enfant sans se douter qu'elle était enceinte. Lors de son deuxième accouchement, son mari lui refuse toute assitance médicale et elle perd également son deuxième enfant.
La famille s'installe ensuite en France où Diaryatou Bah vit recluse dans un appartement où les violences continuent.
Jusqu'au jour ou elle voit à la télévion une jeune femme qui témoigne sur les violences conjugales et explique comment elle a fui un mari cruel.
Début 2004, elle décide de quitter le foyer conjugal et se retrouve seule dans la rue.
Elle obtient finalement de l'aide des autorités. Un long processus d'intégration en France se met en route. Diaryatou Bah vit dans un foyer d'hébergement à Paris et étudie pour devenir infirmière.
En ce moment, elle travaille dans une association en ce moment.
Bibliographie :
On m'a volé mon enfance
Année de parution : 2006
Autobiographie
Prologue :
Octobre 2003. Les Lilas, en Seine-Saint-Denis, aux portes de Paris.
Dans ce studio pourri de quinze mètres carrés, j'ai froid. Mon mari est parti en Afrique en me laissant cent euros. De quoi tenir pendant ses deux mois d'absence, m'a-t-il dit. Avec ça, j'achète du lait et du pain et je me nourris de pain trempé dans le lait plusieurs fois par jour. Je ne me lave plus. À quoi ça sert, de se laver? Je ne vois plus l'importance de m'habiller, de toute façon je n'ai pas de vêtements. Ce que je porte sur moi est pratiquement tout ce que je possède. Mon c½ur bat mais je ne suis plus dans mon corps. Même les bleus ne me font plus mal. Je ne sens plus rien.
Je reste des jours entiers les yeux dans le vide ou fixés sur la télé. Personne. Rien. Que le bruit de la télé qui ronronne.
Commentaire sur le livre
Par Tima - Le 15 novembre 2006
Je tenais à dire que ce roman est vraiment bouleversant et poignant.
A travers ce livre de nombreuses africaines se reconnaîtront.
Ce livre permet de dénoncer certaines pratiques barbares comme l'excision ou le mariage forcé.
Félicitations Diaryatou et bonne continuation.
Par Fatoumata, le 22 février 2007
Je tenais à dire à Diaryatou qu'elle a eu du courage d'écrire ce livre qui nare sa biographie.
Je suis fière d'elle car c'est une preuve que dans la vie malgré les embûches, on peut s'en sortir et elle nous le montre non seulement par son livre et sa future formation d'infirmière.
Merci Diaryatou.
Liens :
On m'a volé mon enfance (fnac)
On m'a volé mon enfance (Price minister)
On m'a volé mon enfance (Amazon)
Son Association :
Espoir et combats de femmes
Espoirs et Combats de femmes est une association de loi 1901, non confessionnelle et apolitique. Elle a été fondée en 2006, par un groupe de personnes touchées par l'expérience que l'auteur Diaryatou Bah raconte dans son livre « On m'a volé mon enfance ». Ses objectifs sont d'une part d'accueillir, les femmes migrantes qui se retrouvent en très grande difficulté voire sans domicile fixe. Et d'autre part, de contribuer à l'éducation des enfants de Guinée Conakry par des actions ciblées.
Femmes migrantes en rupture
Les conditions très difficiles dans lesquelles vivent nombre de migrants, le sort qui leur est réservé par les lois et la police française, les conditions culturelles de dépendance de la femme envers leur famille proche rendent les femmes migrantes particulièrement fragiles. La peur des contrôles policiers et des vengeances familiales, l'ignorance de l'écriture souvent, l'incompréhension face aux rouages de l'administration, inhibent ces femmes qui doivent alors pouvoir compter sur la solidarité.
C'est pourquoi nous souhaitons ouvrir un lieu d'accueil pour permettre à ces femmes d'exprimer leurs besoins, d'exposer leurs problèmes et de trouver des pistes pour changer leur situation.
Enfants de Guinée Conakry
La Guinée est un pays pauvre parmi les pauvres et la jeunesse de sa population doit être soutenue pour effectuer les changements qui la rendrait maîtresse de son destin. Ce soutien passe par l'alphabétisation. Malheureusement, dans un contexte aussi difficile, beaucoup d'enfants se retrouvent à la rue, et non scolarisé. Quelques centres, grâce à la motivation, et à la compétence de travailleurs locaux, souvent financés par des subventions provenant de l'étranger parviennent malgré tout à fournir aux enfants de la rue, la possibilité d'étudier, et de faire l'apprentissage de la vie sociale et du savoir faire.
Par conséquent, l'association souhaite développer son projet de développement en partenariat avec des éducateurs guinéens.
Toutes les personnes intéressées par nos objectifs sont invitées à se joindre à nos réunions et à adhérer en tant que membre actif ou bienfaiteur. Une copie des statuts de l'association vous sera envoyée sur simple demande.
Partenaires: (à ce jour)
- La mairie des Lilas
- L'association Voix d'Elles Rebelles
- La Fédération IFAFE
- L'association Ni Putes Ni Soumises
- La GAMS
- Regards des Femmes ( Lyon)
Les Moyens :
Humains: L'association compte à ce jour .... membres adhérents et ... sympathisants.
Techniques: Nous ne disposons pas encore de locaux mais la mairie des Lilas met à notre disposition une salle tous les derniers samedis du mois.
Financiers: Les moyens financiers dont nous disposons sont les dons et les cotisations des membres. Nous comptons faire des demandes de subvention.
Demande :
Si vous voulez adhérer a son association ou si vous êtes intéressés par les objectifs de l'association, prenez ces coordonnées :
Chez Mme Barillot Claudette
40 rue de Paris
93260 Les Lilas
mail: info_ecf@yahoo.fr
tel: 06 12 70 31 90
Vous adhérez en tant que membre actif ou bienfaiteur.
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