Source :http://www.hominides.com/html/dossiers/race.html
Définition de la race et de l'espèce
Dans la classification générale du vivant on parle d'espèce pour regrouper toutes les populations interfécondes et dont la descendance peut elle-même se reproduire.
La notion de race se base elle sur la notion de « gènes communs et exclusifs à un groupe d'individus ».
Francois Lebas (Directeur de recherche honoraire de l'INRA) propose la définition suivante : ..."au sein d'une espèce, une race est généralement considérée comme une collection d'individus ayant en commun un certain nombre de caractères morphologiques et physiologiques qu'ils perpétuent lorsqu'ils se reproduisent entre eux..."
Des races humaines ?
Aucune population humaine ne possède exclusivement des gènes propres. Les Homo sapiens forment une seule et même espèce.
Les différences anatomiques que l'on perçoit, par exemple entre un individu asiatique et un européen, ne sont que l'expression plus ou moins forte de gènes communs.
Cette mixité génétique dans l'espèce humaine est tellement importante que si vous avez besoin d'un don d'organe ( un rein par exemple) vous avez autant de chance de trouver un donneur compatible dans votre voisinage qu'à Dakar (Sénégal).
Les populations humaines forment un seul et même groupe taxinomique, une seule espèce.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Race_noire
La race humaine
Au début du vingtième siècle beaucoup de scientifiques ont estimé que les races biologiquement distinctes existaient. Les races correspondaient principalement aux régions continentales de l'Afrique, de l'Europe Asie et des Amériques. Ces races étaient basés sur des traits évidents tels que la couleur de peau et la texture de cheveux. Des personnes noires ont été en grande partie définies par leur peau foncée et cheveux parfois crépus. La croyance était à ce moment-là que non seulement les races différanciaent l'aspect mais aussi le comportement, l'intellect et les origines. Certains scientifiques ont cru que les différentes races avaient séparément au cours des millions d'années et que les différences raciales étaient ainsi extrêmement significatives.
Aujourd'hui les scientifiques ont abandonné ces vues et voient la race comme une construction sociale sans base biologique. Les percées dans la génétique et le decriptage du génome humain vers la fin du vingtième siècle ont aidé à dissiper plusieurs des mythes précédents au sujet de la race. Quatre-vingt-dix-neuf virgule neuf pour cent de l'ADN (99.9%) de n'importe quelle personne est exactement identique celle de n'importe quelle autre personne indépendamment de l'appartenance ethnique. Les jumeaux sont une exception car la leur ADN est égal à 100%. Pour les 0.1% variation restante, il y a une variation de 8% entre les groupes ethniques d'une même « race », comme entre le français et le Néerlandais. Mais c'est seulement 7% de toute la variation génétique humaine qui se situe entre les races humaines principales correspondant à l'Afrique, l'Asie, l'Europe, et l'Océanie. 85% de toute la variation génétique existe au sein de n'importe quel groupe local. Ainsi il y a une variation plus importante au sein d'un groupe local qu'entre les différentes « races ».
Puisque la différence génétique entre deux individus quelconques pris au hasard est quasiment identique, quelques traits tels que la couleur et l'aspect de peau sont des manières arbitraires de classifier la race. Il y a accord général parmi les biologistes pour dire que les différences raciales humaines sont trop petites pour qualifier la race en tant que sous-espèces séparées. Cependant, il reste beaucoup de polémique concernant l'interprétation de ces petites différences.
Selon Albert Jacquard, pour parler de race, il faudrait qu'un groupe reste isolé un nombre de générations égal au nombre d'individus qu'il comporte ; ainsi, un groupe de 200 personnes devrait rester isolé 4 000 ans (si l'on compte 20 ans par génération) pour pouvoir former une race distincte, cas qui ne s'est jamais produit. Ce chiffre est à comparer aux 20 000 ans qui ont été nécessaire pour séparer Canis lupus, le loup des différentes races de Canis familiaris (chiens).
La notion de "race humaine", en tant que concept biologique, est aujourd'hui récusée. Déjà l'UNESCO recommandait dans les années 1950 d'y substituer le concept de "groupe ethnique", lequel n'est pas biologique, mais culturel. Cependant, la notion de "race" conserve un usage social, notamment dans les pays anglo-saxons qui continuent à l'utiliser. Les "Race studies", en Amérique du Nord, visent à analyser la construction sociale et idéologique de la "race", qui aboutit à produire des effets réels d'auto-identification et de reconnaissance en termes d'appartenance à telle ou telle "race". Le droit n'y est pas étranger: ainsi, la "race" est incluse comme paramètre dans le recensement aux Etats-Unis, bien qu'elle soit facultative. En outre, la Cour suprême des Etats-Unis a eu maintes fois l'occasion de statuer sur la "race" - United States v. Bhagat Singh Thind en 1923, lois sur la déségrégation scolaire, lois sur l'affirmative action, etc.).
Voila qu'en pensez vous ?
Définition de la race et de l'espèce
Dans la classification générale du vivant on parle d'espèce pour regrouper toutes les populations interfécondes et dont la descendance peut elle-même se reproduire.
La notion de race se base elle sur la notion de « gènes communs et exclusifs à un groupe d'individus ».
Francois Lebas (Directeur de recherche honoraire de l'INRA) propose la définition suivante : ..."au sein d'une espèce, une race est généralement considérée comme une collection d'individus ayant en commun un certain nombre de caractères morphologiques et physiologiques qu'ils perpétuent lorsqu'ils se reproduisent entre eux..."
Des races humaines ?
Aucune population humaine ne possède exclusivement des gènes propres. Les Homo sapiens forment une seule et même espèce.
Les différences anatomiques que l'on perçoit, par exemple entre un individu asiatique et un européen, ne sont que l'expression plus ou moins forte de gènes communs.
Cette mixité génétique dans l'espèce humaine est tellement importante que si vous avez besoin d'un don d'organe ( un rein par exemple) vous avez autant de chance de trouver un donneur compatible dans votre voisinage qu'à Dakar (Sénégal).
Les populations humaines forment un seul et même groupe taxinomique, une seule espèce.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Race_noire
La race humaine
Au début du vingtième siècle beaucoup de scientifiques ont estimé que les races biologiquement distinctes existaient. Les races correspondaient principalement aux régions continentales de l'Afrique, de l'Europe Asie et des Amériques. Ces races étaient basés sur des traits évidents tels que la couleur de peau et la texture de cheveux. Des personnes noires ont été en grande partie définies par leur peau foncée et cheveux parfois crépus. La croyance était à ce moment-là que non seulement les races différanciaent l'aspect mais aussi le comportement, l'intellect et les origines. Certains scientifiques ont cru que les différentes races avaient séparément au cours des millions d'années et que les différences raciales étaient ainsi extrêmement significatives.
Aujourd'hui les scientifiques ont abandonné ces vues et voient la race comme une construction sociale sans base biologique. Les percées dans la génétique et le decriptage du génome humain vers la fin du vingtième siècle ont aidé à dissiper plusieurs des mythes précédents au sujet de la race. Quatre-vingt-dix-neuf virgule neuf pour cent de l'ADN (99.9%) de n'importe quelle personne est exactement identique celle de n'importe quelle autre personne indépendamment de l'appartenance ethnique. Les jumeaux sont une exception car la leur ADN est égal à 100%. Pour les 0.1% variation restante, il y a une variation de 8% entre les groupes ethniques d'une même « race », comme entre le français et le Néerlandais. Mais c'est seulement 7% de toute la variation génétique humaine qui se situe entre les races humaines principales correspondant à l'Afrique, l'Asie, l'Europe, et l'Océanie. 85% de toute la variation génétique existe au sein de n'importe quel groupe local. Ainsi il y a une variation plus importante au sein d'un groupe local qu'entre les différentes « races ».
Puisque la différence génétique entre deux individus quelconques pris au hasard est quasiment identique, quelques traits tels que la couleur et l'aspect de peau sont des manières arbitraires de classifier la race. Il y a accord général parmi les biologistes pour dire que les différences raciales humaines sont trop petites pour qualifier la race en tant que sous-espèces séparées. Cependant, il reste beaucoup de polémique concernant l'interprétation de ces petites différences.
Selon Albert Jacquard, pour parler de race, il faudrait qu'un groupe reste isolé un nombre de générations égal au nombre d'individus qu'il comporte ; ainsi, un groupe de 200 personnes devrait rester isolé 4 000 ans (si l'on compte 20 ans par génération) pour pouvoir former une race distincte, cas qui ne s'est jamais produit. Ce chiffre est à comparer aux 20 000 ans qui ont été nécessaire pour séparer Canis lupus, le loup des différentes races de Canis familiaris (chiens).
La notion de "race humaine", en tant que concept biologique, est aujourd'hui récusée. Déjà l'UNESCO recommandait dans les années 1950 d'y substituer le concept de "groupe ethnique", lequel n'est pas biologique, mais culturel. Cependant, la notion de "race" conserve un usage social, notamment dans les pays anglo-saxons qui continuent à l'utiliser. Les "Race studies", en Amérique du Nord, visent à analyser la construction sociale et idéologique de la "race", qui aboutit à produire des effets réels d'auto-identification et de reconnaissance en termes d'appartenance à telle ou telle "race". Le droit n'y est pas étranger: ainsi, la "race" est incluse comme paramètre dans le recensement aux Etats-Unis, bien qu'elle soit facultative. En outre, la Cour suprême des Etats-Unis a eu maintes fois l'occasion de statuer sur la "race" - United States v. Bhagat Singh Thind en 1923, lois sur la déségrégation scolaire, lois sur l'affirmative action, etc.).
Voila qu'en pensez vous ?